VSF TriathlonLa Ferté Bernard (72)
 
 
 
 

SWIMRUN de la COSTA BRAVA : un swimrun pas comme les autres

Avec Wilfried, nous  programmons notre saison de swimrun dès l’automne 2016. Notre choix se porte sur la Costa brava au nord de Barcelone (Espagne), l’ «Amphiman en Belgique, Vassivière à coté de Limoge, Engadin en Suisse et le troll enez Morbihan dans le golfe du même nom.
 
Souvent, le petit groupe des swimrunner du VSF Triathlon partage ses expériences sous les termes  très alléchant d’un environnement très chouette, d’une ambiance et de relations très sympa avec les autres binômes, les organisateurs et les spectateurs.
Le swimrun de la Costa brava n’échappe pas à ce constat et je dirai même qu’il se classe parmi le trio de tête de mon classement personnel.
Cette compétition se décline sur trois formats  42 (Marathon) ; 21 (sprint) ou 12 km (court).
Pour ce swimrun Espagnol, avec mon binôme nous choisissons le format Marathon (35 km de course à pied et 7 km de natation).
Un deuxième binôme de fertois nous accompagne, il s’agit de Denis et Cyrille.
 
Nos entrainements « swimrun » (nage en eau libre dans le lac de la Ferté Bernard dans une eau à 12°C !!!) débutent dès  le début du mois de mars. Nos séances de course à pied se font souvent sur Souvigné sur Même où nous travaillons particulièrement les côtes et les descentes.
Régulièrement, quelques courageux triathlètes se joignent à nous (Nathalie, Charlotte, Sophie, Alan, Daniel) car ils ont pour objectif de participer au Swimrun d’Angers qui a lieu le même weekend que l’épreuve catalane (je profite de ce compte rendu pour les féliciter au regard des résultats obtenus sur l’épreuve Angevine).
 
Une semaine avant l’épreuve, les inquiétudes habituelles gagnent  certain d’entre nous (celles où l’on doute d’avoir fait le nécessaire pour préparer la course et également le fait que des requins pèlerins de 6 à 12 m sillonnent les eaux du pays catalan !!!). Peu importe, la cohésion de notre groupe permet de passer le plus sereinement possible cette période.
Nous parcourons les 900 km en deux étapes (à trois heures du but nous en profitons pour visiter la belle ville de Collioure et dormir dans un camping en périphérie de la ville).
Sur le parcours de la deuxième étape, nous nous arrêtons pour reconnaitre le site du départ de la course, les ruines du château de Bégur.
 Le château de Bégur perché sur les hauteurs de la ville nous offre une vue imprenable de notre terrain de jeu du lendemain : superbe végétation, mer et ciel bleu et un ensoleillement très marqué.
 
Nous rejoignons la ville de Platja d’Aro (dans laquelle nous avons notre location). En fin de journée, nous assistons au briefing (principalement en catalan et en anglais, merci à Wilfried et Cyrille, nos deux polyglottes fertois !!!) avec près de 150 binômes présents pour les 3 distances de la course.
La course Marathon débute le lendemain à 8h au château de Bégur (un bus nous prendra en charge à 6 H 30 sur le site d’arrivée pour nous acheminer à la zone de départ).
La distance globale est donc de 42 km  avec une petite trentaine d’enchainements. Les plus longues sections font  5080 m pour la course à pied m et  1100 m  pour la natation. Les sections de course à pied empruntent très peu de parties bitumées, c’est un profil très « trail » avec des chemins côtiers et du sable (ah, le sable !!!).
Point important, sur la distance marathon, l’organisation positionne deux barrières horaires qu’il faudra respecter coûte que coûte !!!
 
Avant de repartir à la location, nous reconnaissons la zone d’arrivée (une natation de 500m et une course à pied de 600m).
C’est pour nous l’occasion de nous « taquiner » sur la façon de coiffer au poteau l’autre binôme (l’un de nous ne cesse de nous signaler qu’il a des …jambes de feu !!! C’est rien que de l’intox !!!).
 
Pour se rappeler les différentes distances à parcourir durant la course, nous avons fait le choix de les inscrire sur nos plaquettes, ces informations nous seront bien utiles !!!
Après un bon repas bien chargé en féculents nous décidons d’aller nous coucher  car le lendemain le réveil sonnera à 5 heures.
 
A 5 h tout le monde est sur le pont, un brin de toilette, on s’alimente selon nos habitudes, on enfile les combinaisons et c’est parti pour prendre le bus.
A 6 h sur la place de la ville de Platja d’Aro, les binômes qui avec leurs équipements ressemblent pingouins, arrivent de toutes les rues et se regroupent pour attendre les bus. Les visages sont un peu tendus !!!
 
Un bus nous laissera au pied de la colline du château de Bégur et le cortège de pingouins devra gravir doucement cette pente pour arriver aux ruines du château.
Sur ce promontoire, les concurrents finalisent leurs équipements (plaquettes, lunettes, bonnet, pullbuoy, gel, poches à eau, élastique). Nous nous restaurons une dernière fois avant que le départ soit donné.
7 h 30, le speaker avec de longues tirades, motive les concurrents du MARATHON… !!! C’est à cet instant que la fermeture de la jolie combinaison de Cyrille (toute neuve) lui fait des siennes !!! Et nous voilà entrain de tenter une  séance de couture d’urgence (avec des épingles à nourrice), malheureusement et malgré tous les efforts de son équipier, Cyrille est condamnée à faire l’épreuve avec une combinaison à moitié ouverte.
7 h 55, un drone tourne au-dessus de nos têtes pour nous filmer. Les binômes se donnent mutuellement les dernières recommandations, la pression est à son comble !!! monte !!!
8h c’est le top départ, avec 3800m en descente pour la première course à pied  le peloton s’étire très, très rapidement mais il ne faut pas s’affoler, le swimrun ne fait que commencer.
Les chemins sont parfois glissants, avec des racines, de grosses pierres…nous escaladons des murets, des parties rocheuses, des escaliers… avec Wilfried, qui m’entend déraper une ou deux fois on se dit qu’il va falloir être prudent et faire attention où l’on met les pieds !!!
Nos premières sections de natation nous placent de suite dans le top 10. Une place que l’on va conserver  durant une trentaine de km.
Durant cette portion de la course, nous allons nous permettre d’admirer les magnifiques paysages qui s’offrent à nous avec des sous-bois méditerranéens plein d’odeur de maquis, de superbes petites criques que l’on surplombe en passant sur les hauteurs, de très belles plages avec une eau si claire que l’on pouvait observer sans difficulté les fonds marins et les poissons.
Un binôme français très sympathique (Flavien et jules, des girondins) va nous accompagner un certain temps ce qui nous permettra de faire connaissance et d’échanger nos impressions en direct live!!!
Nous allions un peu plus vite en natation mais ils nous mettaient la misère en course à pied (puis sur une section de course à pied un peu plus sélective, ils se sont éloignés…on ne les reverra qu’à l’arrivée).
Sur les 4 ou 5 km suivant, le soleil se fait mordant, même sous les sous-bois méditerranéens. Résultats, la température corporelle de mon binôme s’élève et nous oblige à lever le pied sur la longue promenade qui borde la plage de Palamos  (sans pouvoir en profiter, nous traversons même une fête sur cette promenade avec des musiciens, des danseurs).
Deux ou trois équipes nous rattrapent  mais ça ne fait rien, et ça fait partie des règles du jeu dans un sport qui se court en équipe !!! Il faut préserver notre binôme, alors on prend le temps que ça revienne !!!
Pour aider et motiver Wilfried, je lui indique qu’à 100m il y a la prochaine mise à l’eau et qu’il pourrait refroidir la machine et repartir comme en 40 !!!
Pour accéder à cette mise à l’eau, nous devions utiliser un petit escalier donnant sur la plage… et sur la dernière marche c’est la cata, la tuile…je me fais une bonne entorse accompagnée d’un pas très agréable « crac ».
Sous la douleur je m’affale dans le sable et mon binôme s’inquiète de suite de mon état (aidé par un vacancier espagnol qui nous propose  un peu d’eau, sympa !!!).
Après quelques minutes nous repartons tout doucement (moi sur une patte !!!)  Et je n’ai qu’une envie, celle de me mettre dans l’eau froide pour soulager ma cheville.
A la mise à l’eau, un membre de l’organisation nous annonce qu’il reste environ 7km (5km de course à pied et 2km de natation).Wilfried, en bon binôme, s’assure que je souhaite continuer et je lui réponds que ça devrait passer avec la natation.
Les sections de course à pied deviennent très compliquées (surtout les descentes d’escaliers) et mon binôme fait très attention pour m’informer régulièrement de la distance qu’il nous reste à couvrir. 
Sur ces 7 derniers km au moins 7 à 8 équipes vont nous remonter.
 
Nous franchissons la ligne d’arrivée heureux d’être allé au bout, une super aventure humaine, merci Wilfried.
 
(Seul bémol, mon bilan médical : entorse de la cheville avec fractures et donc un plâtre pour quelques semaines).
 
Comme nous, le deuxième binôme fertois a apprécié les paysages et les conditions de course. Ils terminent l’épreuve à la 36 ième place malgré la blessure au mollet de Denis et les problèmes de la combinaison de Cyrille.
Chapeau bas les gars, car ça n’était pas gagné d’avance de faire l’épreuve avec une combinaison ouverte et Denis doit être bien soulagé d’avoir terminé l’épreuve sans ressentir trop de douleurs au niveau de son mollet blessé.
 
A la prochaine épreuve…
Bruno (Wilfried, Denis et Cyrille)