VSF TriathlonLa Ferté Bernard (72)

CHTRIMAN 2016 : le premier XXL de Stéphane

L’idée me trottait dans la tête depuis quelques temps, même si je trouvais celle-ci un peu folle.
Mais à force d’entendre et de lire les récits des Finischers, je me suis dit pourquoi pas moi.
Donc c’est parti, ce sera le ChtriMan le 26 juin 2016 à Gravelines dans le Nord, car je pense que c’est un parcours qui me conviendra, surtout pour une première expérience.
Après avoir discuté avec Stéphane Coudray, il me passe le plan d’entraînement qu’il a suivi pour faire Embrun.
Et donc me voici parti à suivre celui-ci de janvier à juin, sous le climat tempéré et chaleureux de la Sarthe. Il n’y a que la neige que je n’aurai pas vue.
Passage en travail de nuit en avril, mais bon, je suis mon plan d’entraînement correctement, enfin à peu près, car si pour le vélo et la course à pied, « c’est facile de caser » les entraînements, la natation est une autre paire de manche. Et vu mon gros niveau de natation, pas facile de caser 3000 à 3500m en 1h. Mais bon, j’essaie de nager 2 fois par semaine.
Les semaines passent vite, boulot, dodo, sport. Ou inversement. Ca dépend des semaines.
Enfin arrive la mi-juin, j’ai prévu une semaine de congé avant la compétition et une semaine après pour récupérer, mieux vaut être prudent.
Arrivée dans le nord, le mercredi 22/07. Accueil très chaleureux au camping des Argousiers.
Le lendemain, visite sur le site, il a plu toute la nuit. Tout est pratiquement installé, le parc à vélo est une vraie pataugeoire, le vent souffle. Ca promet.
Je regarde le bassin d’aviron 2,5 kms de long, lieu où l’on va nager. Je n’en vois pas le bout.
Le vendredi, reconnaissance du parcours vélo en voiture qui fait à peu près 94kms.
Le samedi, prise du dossard et dépose du vélo pour le lendemain.
A la prise du dossard, premier petit cadeau, une veste « polaire ». Y a pas, ils savent recevoir les nordistes. Il faut dire que depuis qu’on est arrivé, le vent souffle quasiment tout le temps.
Et hop, dimanche matin, après une petite nuit, debout 5h pour être au parc à 6h.
Tout le monde se prépare dans le silence.
Mise à l’eau à 6h50, elle est bonne. On ne voit même pas les bouées du demi-tour à 1,9 km.
7h, ça y est c’est parti. Comme tous les départs de Tri, ça chahute sur les 100 premiers mètres et ensuite chacun trouve ça place.
C’est long d’aller chercher les bouées du demi-tour, on sent des algues en nageant.
Pour le retour, je me mets dans les pieds d’un autre triathlète, c’est moins monotone, et moins fatiguant.
1h17 de natation, c’est ce que j’avais envisagé. Je me sens bien.
Petit tour par les vestiaires pour mettre la tenue de vélo, car on nous a interdit de nous « mettre le cul nu dans le parc à vélo ».
 
Et hop c’est parti pour la partie vélo. On part avec le vent dans le dos, ça roule bien. Mais bon ça veut aussi dire qu’on l’aura de face pour le retour. Et puis, je me retrouve vite seul. 130 concurrents, ce n’est pas beaucoup. Heureusement qu’il y a les ravitos pour voir un peu de monde. Pendant le vélo, je ne mange que de la banane. Et je m’hydrate régulièrement.
La première boucle (94kms) se fait bien, un petit peu plus de 30 de moyenne. En repartant pour la deuxième boucle, j’entends le départ des autres compétitions qui ont lieu sur le site. Un Half et un Duathlon longue distance. Je me dis que je vais voir du monde sur la deuxième boucle. Cool !

Là, ça se gâte, le vent forci et la pluie fait son apparition. Les 40 derniers kilomètres deviennent un calvaire, j’ai envie de jeter le vélo dans le fossé et rentrer à pied.
Finalement, les premiers du Half et du Duathlon LG me rattrapent, me laissent sur place. Et hop encore un petit coup au moral.

Je me demande comment ils font pour tenir sur le vélo avec leur roue pleine, et le vent qu’il y a.
Quelques uns m’encouragent, « allez Stéphane tu as fait le job, tu dois aller au bout ». Ca fait du bien
Enfin je rentre au parc, une vraie éponge, 6h56 de vélo. Repassage au vestiaire pour mettre la tenue de course à pied. Je suis tellement mouillé que j’ai du mal à mettre la trifonction.
Ma montre GPS, refuse de démarrer, tant pis, je prends mon autre montre chrono.
Petit tour aux toilettes aussi car avec tout ce que j’ai bu, je ne tiens plus.
Et c’est parti pour le marathon, les jambes sont lourdes, mais ça va.
Le premier 10 kms en 50mn, je suis « bien » mais le parcours ne me plait pas beaucoup. C’est plat, il n’y a qu’une montée. Mais, c’est beaucoup de lignes droites, monotone.
J’arrive au ravitaillement au niveau du 20ème, et là, la tête flanche. Plus envie de repartir, malgré les encouragements de mon père, des spectateurs et des autres triathlètes.
Je marche environ 1,5 à 2 kms, jusqu’à arriver au niveau de maman et du ravitaillement, et là je me dis dans ma tête qu’il faut que je reparte. Je n’ai rien physiquement (à part les jambes lourdes) et que donc, je n’ai pas le droit d’abandonner. Je repars.
Je rattrape un triathlète qui m’avait encouragé précédemment, c’est lui qui est arrêté maintenant. Je l’entraine dans mon sillon. On fait un petit bout de chemin ensemble, puis je le laisse car je suis « mieux » que lui.
Je ne m’arrête plus, mis à part aux ravitos. Fin du marathon en 4h31.
Je passe la ligne d’arrivée en 13h05’48. Remise de la médaille et du tee-shirt Finischer.
Finalement, je ne suis pas si mal physiquement que ça. Je fais un petit tour par la salle de massage, car il y a des kinés qui sont là.
En ce qui concerne le temps final, je suis satisfait pour mon premier, l’objectif principal était de finir. Mais bon au fond de moi, je me dis que j’aurais pu mieux faire, notamment sur le marathon.
Donc dès la fin de la course, je me suis dit qu’il fallait y retourner.
Rendez-vous l’année prochaine, reste à choisir où.
 
Et merci, à tous ceux qui m’ont donné des conseils, qui m’ont encouragé.
 
Stéphane.